Pierre-Yves BALUT traite de l’anthropologie de l’art.

Youtube : Pierre-Yves BALUT traite de l’anthropologie de l’art. 

Il s’agit d’une série en 4 parties, récemment mise sur internet, qui « vise à rendre compte du phénomène de l’art contemporain, non pas en en faisant l’histoire, mais en proposant un modèle anthropologique qui explique, derrière la diversité des manifestations, les mécanismes humains généraux qui sont en cause. » (extrait de la présentation)

Une bonne occasion de se (re)plonger dans les travaux de nos collègues et amis de l’Institut Philippe Bruneau.

https://www.youtube.com/watch?v=GXhjhU_gcUY&t=4s

  et

https://www.youtube.com/watch?v=Cbe85m0QrQE

PS.  » Anthropologie de l’art  » est également disponible sur Tweeter et Facebook

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La dérive naturaliste : tendance et contre-tendance

Vous trouverez en Podcast l’intervention de Jean-Yves Dartiguenave, lors du Congrès Européen organisé par la Ligue Bruxelloise Francophone pour la Santé Mentale sur le thème : « Les débordements de la santé mentale ». Jean-Yves Dartiguenave est Directeur du laboratoire CIAPHS près l’Université de Rennes 2. Dans la ligne développée dans l’ouvrage qu’il a publié avec Jean-François Garnier, « La fin d’un monde. Essai sur la déraison naturaliste » (Presses Universitaires de Rennes, 2014), cette intervention a pour titre : « La dérive naturaliste : tendance et contre-tendance ».

Partant du constat (déjà développé dans « L’homme absent du Travail Social » (Mêmes auteurs, chez ÉRÈS)) de la destruction du travail social notamment par le « management » trop à la mode, Jean-Yves Dartiguenave signale une dérive naturaliste consistant en un oubli de la spécificité de l’humain. Certes, le « libéralisme » (mal compris) ou l’économisme dominant contribuent à cette déshumanisation, mais ce ne sont que des adjuvants dans un processus dont il faut rechercher les sources dans le fonctionnement humain lui-même. Le modèle explicatif sera donc le modèle de la Médiation (TdM) dans lequel la dialectique nature/culture est définitoire : la personne ne se confond nullement avec l’individu physique, elle témoigne d’une capacité d’abstraction (ou de médiation, d’interposition) face à l’immédiat du rapport animal au monde. Or la tendance actuelle semble bien être, du fait des conditions socio-historiques, l’immédiateté du rapport au monde. Il se manifeste cependant, heureusement, des contre-tendances.

La tendance, ce sont plutôt en réalité deux tendances : l’effritement de l’identité et la remise en cause de la responsabilité -ou de l’autorité comme en témoignent par exemple l’effacement de l’autorité parentale, ou encore celle de la Police – c’est-à-dire la remise en cause des compétences et l’affaiblissement de la force organisatrice du politique.

La dérive naturaliste a un impact sur le temps social : on tend à nier l’Histoire, pour ne plus considérer que l’immédiateté de l’instant, mais ce déni est également celui de la dette que nous devons à ceux qui nous ont précédés. C’est un déni d’héritage, et en même temps un déni du futur, que manifeste notamment (mais pas seulement !) l’expression « no future ». Mais cette dérive affecte aussi l’espace, en témoigne la notion politico-administrative de territoire qui ignore superbement le fait que les frontières personnelles diffèrent d’une personne à l’autre et que l’altérité revêt de multiples figures. Il en va de même des savoirs : on valorise le pragmatisme et l’efficience instrumentale (d’où, au passage, le déni des sciences humaines).

Le premier indice de ce phénomène est l’affaiblissement des oppositions structurales. Dans toute structuration sociologique, figurent la classe et l’appartenance sociale : toute société, en somme, classe et définit les appartenances et instaure une division sociale du travail, c’est-à-dire une répartition des responsabilités sociales, et cette distribution se fait selon des oppositions. Or ces oppositions s’affadissent aujourd’hui, on tend à leur substituer une coexistence sociale, une indéfinition, chaque individu se résolvant à des choix immédiats : chacun prétendant être à la fois la Partie et le Tout selon une sorte d’absolutisme non négociable (voir par exemple tous les particularismes proclamés).

Plutôt que de l’individualisme, le second indice relève d’une sorte de narcissisme. C’est en fait un rejet de l’altérité. En témoigne notamment la vogue des différentes « maisons » (de l’Emploi, du Handicap etc…) qui ne font que masquer l’anonymat et la dépersonnalisation. Autres aspects parmi bien d’autres : la privatisation de la sphère publique, ou encore la sécurisation technique de l’espace -sous couvert d’écarter tout risque potentiel- tendant à se substituer au face-à-face. D’ailleurs, on ne prépare plus guère les travailleurs (sociaux ou autres) à ce jeu du face-à-face, on préfère préserver l’entre-soi. Un autre aspect, souvent souligné par les sociologues, est l’obsession de l’organisationnel entraînant une kyrielle de procédures, d’interventions etc… C’est en fait une négation de l’autorégulation sociale par l’instauration obsessionnelle de dispositifs et d’évaluations. Cela, en fait, conduit parfois (souvent ?) à évacuer toute altérité, y compris celle des usagers des services.

Le constat est inquiétant ; cependant, Jean-Yves Dartiguenave, termine sur une note plus optimiste : cette dérive naturaliste est datée, elle commence à être dialectiquement contestée, en témoignent par exemple la création d’associations, ou encore l’organisation de l’économie sociale solidaire.

Écouter la conférence

 

 

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Vidéo : l’échange entre Jean Gagnepain et Thomas Ewens

Notre ami Thomas Ewens a décidé de mettre à disposition du public intéressé par le modèle de la Médiation un échange video avec Jean. Gagnepain. Filmé à Matecoulon (1), en 1998 , puis numérisé par Stépanie Ewens, cet important document est accessible sur Vimeo en trois parties.
Le dialogue est en anglais, mais la diction et l’expression limpides font qu’un auditeur ayant un niveau moyen dans cette langue peut facilement le comprendre. Voici les liens pour Vimeo :

https://vimeo.com/173388197

VTS_01_1 from stephanie ewens on Vimeo.

https://vimeo.com/174581901

VTS_01_2 from stephanie ewens on Vimeo.

https://vimeo.com/173383562

VTS_01_3 from stephanie ewens on Vimeo.

Les lecteurs  désirant en savoir davantage sur la contribution de Thomas Ewens au modèle de la Médiation pourront se référer à la page du site de Jean-Claude Qentel :
http://jc.quentel.free.fr/theoryofmediation.html

(1) Clin-d’œil de l’Histoire : Situé à Montpeyroux, Dordogne, le château de Matecoulon fut donné par Montaigne à son frère. Il est mentionné par Jean Lacouture dans Montaigne à Cheval (Seuil).

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« Structures » : trois interventions en podcast

Le congrès du CIAPHS sur le thème « Structures » s’est tenu à Caen (Abbaye d’Ardenne) du 10 au 12 mars 2016.

Nous avons le plaisir de mettre à votre disposition, en podcast, trois interventions :

Jean-Yves UrienStructure, dialectique et dissociations. L’anthropologie de Jean Gagnepain : le cas du « langage ».

Jean-Claude SchotteRéflexions sur la structure de l’Œdipe : un Œdipe ou deux Œdipes ?

Régnier PirardStructure et négativité dans la clinique psychanalytique.

À écouter sans modération !

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Nouveauté en podcast

Nous avons dernièrement indiqué un lien vers la conférence de Jean-Claude Schotte, » les Œdipes de Freud et de Sophocle« . La bande son de cette conférence est maintenant disponible  sur ce blog en page podcast.

Le son du fichier initial a été amplifié afin de rendre l’écoute plus aisée. Toutefois,  en raison de la longueur de la conférence (plus de 2 h 30) nous avons fractionné le fichier initial en cinq fichiers de type .mp3.

« La pièce de Sophocle est célèbre, grâce à Freud notamment, qui l’a pourtant mal lue selon les hellénistes. Et ils ont raison. « . Il y a chez Sophocle une dimension d’Œdipe que Freud n’a pas vue : celle du pouvoir et du service.

 

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Les Œdipes de Freud et de Sophocle

Le 16 avril, le Centre d’Etudes Pathoanalytiques asbl a mis en ligne l’enregistrement vidéo d’une conférence donnée à Bruxelles,  par Jean-Claude Schotte, à l’intention des szondiens anciens collaborateurs de J. Schotte.

La conférence reprend le propos du .troisième volume de Still lost in translation, sur les Œdipes de Freud et de Sophocle (voir nos annonces précédentes), et les thèmes développés par JC Schotte lors du colloque de Caen sur la Structure.

Suivre ce lien.

On trouvera à cette adresse 5 vidéos: p1 et p2: la conférence, p3 à p5: fragments de la discussion.

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Téléchargements

Le cours de Jacques Laisis :

« Introduction à la Sociolinguistique et à l’Axiolinguistique »

a été ajouté en téléchargement. Modes : PDF et EPUB.

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Nouvelle publication

Notre ami Jean-Claude Schotte vient de publier trois ouvrages chez Books-On-Demand (version papier et version e-book).

Philosophe, philologue classique et linguiste par sa formation initiale, JC Schotte est psychanalyste au Luxembourg. Il est membre de l’Association freudienne de Belgique (ALI), et de la Société psychanalytique du Luxembourg. Il fait souvent référence à l’anthropologie clinique de Jean Gagnepain, modèle qu’il connaît très bien. 

Freud, un indispensable étranger. Still lost in translation 1, 372 p. (21,99 euros en livre, 14,99 en e-book)

ISBN 978 2 3220 4324 8

Freud. Encore une fois ! Avec conviction. Et non sans plaisir ‒ compliqué, et contradictoire parce qu’humain, le seul possible ainsi que l’apprend l’œuvre de Freud. Aucun clinicien, psychanalyste ou non, ne devrait prétendre se passer de cette œuvre, peu à la mode. Car Freud n’a cessé de questionner la chose à laquelle ce clinicien est confronté chaque jour, du moins s’il se le permet au lieu de formater ses rencontres : la Lust et l’Unlust, éprouvées par un sujet dont le fonctionnement psychique ne saurait être réduit à ses seuls aspects économiques. Il faut donc restituer celles-ci entièrement, en résistant à tout réductionnisme naturaliste. Freud, héritier paradoxal de la modernité inaugurée par Descartes, a en effet dû se rendre à l’évidence : le sujet n’est pas « maître et possesseur » de lui-même, et il faut bien qu’il le supporte, n’en déplaise aux tenants actuels du pragmatisme technique.

Par ailleurs, s’il faut passer par Freud, c’est pour s’en passer, à certains égards. Qui bene amat, castigat. Freud est un auteur qui mérité d’être contredit et questionné. Et l’on ne saurait s’approprier son œuvre de manière durable sans traduction. Celle-ci est entreprise ici à partir des œuvres de Michel Foucault, qui s’oppose à la trop évidente vérité sexuelle du sujet, et de Jean Gagnepain, qui permet en outre de formuler une authentique axiologie, délestée de ses présupposés freudiens, trop sociocentriques. Aussi, ce livre est-il à prendre pour le premier tome d’une série intitulée Still lost in translation, consacrée à une relecture de l’Œdipe tyran de Sophocle. La vérité du héros tragique, très différent de l’Œdipe freudien, apparaît dans l’exercice du pouvoir par un héros éphémère, mortel, institué à la manière du « tyrannos » antique, et appelé à sauver la cité d’une injustice en se perdant lui-même.

Méditations, cartésiennes et anti-cartésiennes. Still lost in translation 2, 176 p. (16,99 en livre, 9,99 en e-book)

ISBN 978 2 3220 3609 7

L’Œdipe de Freud n’a pas convaincu les hellénistes, même s’il reste pertinent pour les cliniciens psychanalystes, par-delà toutes les critiques plus ou moins légitimes. Comment expliquer que Freud n’ait pas pu lire ce qui crève pourtant les yeux dans l’Œdipe tyran de Sophocle, traversé de part en part par la question du pouvoir que des mortels se disputent et partagent dans la cité ?

Pour répondre à cette question, ce livre, le volume 2 d’une série intitulée Still lost in translation, se propose d’examiner la position paradoxale que Freud occupe par rapport à l’héritage cartésien. En cherchant à établir des évidences apodictiques, Descartes initie une seconde vague de la modernité, en nette rupture par rapport à la première, humaniste. En délimitant le contour de nouvelles disciplines chargées d’étudier les substances cogitante et étendue, il rejette la tradition aristotélicienne, et il écarte la praxis des mortels vivant dans la cité de ses réflexions sur l’homme. Freud n’est pas Descartes, bien sûr. Les phénomènes qui l’intéressent, sont grevés d’une incertitude contradictoire qui peut virer à la folie. Son sujet clivé, habité par plusieurs volontés irrémédiablement en conflit, est une des figures majeures de la pensée anthropologique récente. Mais cela n’empêche pas que Freud se trouve en un rapport de contre-dépendance à l’égard du même Descartes. Il le contredit, sans toutefois réintroduire ce que le philosophe a évacué : la question du pouvoir à (re)distribuer, celle qui occupe justement la pensée antique.

Le présent livre se termine par quelques réflexions d’ordre méthodologique et épistémologique, juste ce qu’il faut pour faire comprendre à partir d’où l’auteur du présent livre parle, l’anthropologie clinique de Jean Gagnepain.

D’un Œdipe à l’autre, de Freud à Sophocle. Still lost in translation 3, 420 p. (26,99 euros en livre, 19, 99 en e-book)

ISBN 978 2 3220 4322 4.

Œdipe roi ? Non, Œdipe tyran. Expliquer cela, voilà le but du volume 3 de Still lost in translation, le dialogue critique d’un clinicien avec l’œuvre de Freud.

La pièce de Sophocle est célèbre, grâce à Freud notamment, qui l’a pourtant mal lue selon les hellénistes. Et ils ont raison. L’Œdipe de Sophocle est un héros légendaire, réactualisé dans le contexte d’une fiction dionysiaque représentée dans la cité démocratique. « Tyrannos » au sens historique du mot, il est investi d’un pouvoir d’exception dont il n’a pas hérité, qui lui est prêté par le peuple au nom des services qu’il rend à leur cité en danger de mort. En s’appuyant sur son savoir, il joue son rôle dans un système d’obligations et compte transmettre son pouvoir. Et il devrait en tant que tel intéresser non seulement l’helléniste mais aussi le sociologue clinicien qui essaie de comprendre à la manière de Jean Gagnepain, par le biais des psychoses, non pas l’institution d’alliance qu’éclairent les perversions, mais celle du métier.

Par ailleurs, ce héros ne manque pas de construire une identité sexuelle par principe incomplète, transformée par une défaillance. Il est capable de renoncer à une part de plaisir sexuel, incestueux. Sa vérité est du côté de la mort, pas du sexe. Et elle est tragique. Œdipe rétablit la justice exigée par Apollon, mais il se perd, malgré lui, et tout autant à cause de lui-même, insensible à la mesure d’autrui jusqu’à ce qu’il soit trop tard. Il réalise l’inceste et le parricide qu’il a voulu éviter. Et il paie cher sa poursuite passionnelle et méthodique de la vérité qui apparaît enfin, catastrophique. L’« hybris », estime le chœur, engendre le « tyrannos ». Voilà de quoi intéresser à l’avenir un autre clinicien, l’axiologue, qui veut comprendre, par le biais des névroses et des psychopathies, comment tout plaisir et déplaisir s’humanisent.

Ces ouvrages peuvent être commandés chez Books On Demand (BoD)

https://www.bod.fr/livre/jean-claude-schotte/freud–un-indispensable-etranger/9782322043248.html

 

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Nouveautés en téléchargement

Nous avons créé une rubrique « Cours » dans laquelle figureront les documents transmis par nos amis universitaires médiationnistes.

Pour le moment, cette rubrique comporte :

- Le cours d’Introduction aux Sciences du Langage » de Jacques Laisis

- deux nouveaux documents : « Échangez ! « , cours de glossologie clinique par Attie Duval, et « De l’Axiolinguistique à l’Axiologie », cours de Jean-Claude Quentel. Ces documents sont téléchargeables en version pdf et en version e-pub.

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En téléchargement : Introduction aux sciences du langage

Introduction aux Sciences du Langage (Jacques Laisis)

 Jacques Laisis a bien voulu nous autoriser à diffuser sur le site ce document. Il s’agit d’un cours d’introduction aux sciences du langage destiné aux premières années non-assidus à l’université de Rennes 2, à partir de 1996. Ce cours était destiné à un public diversifié.

Merci à Jacques Laisis.

Voir l’onglet « Téléchargement« , rubrique « Général ».

Le document n’est pour le moment disponible qu’en image pdf (3,6 Mo)

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