Du nouveau dans l’édition.

Paru en novembre 2014 :

ÉLÉMENTS D’ÉCOLOGIE HUMAINE

Une lecture de la mésologie
Jean-Michel Le Bot
Logiques sociales
ENVIRONNEMENT, NATURE, ÉCOLOGIE SOCIOLOGIE

La notion d’écologie humaine a connu de nombreuses définitions qui posent dans tous les cas la question des relations entre l’humanité et l’environnement dit naturel. La mésologie, développée en France par Augustin Berque, semble être l’un des modèles les plus prometteurs pour penser ces relations. Elle se définit comme l’étude des milieux humains, dans une perspective qui insiste particulièrement sur la médiation, dans les relations des hommes à leur environnement, des systèmes symboliques et techniques propres à l’humanité.
Éditions L’Harmattan

Á paraître en février 2015 :

     La Fabrication en Questions

Gilles Le Guennec

Éditions du Possible, 10, rue du Boug, 35200 – Rennes

            Cet anti-manuel de la production, ainsi nommé pour éviter le piège des recettes toutes faites et la préférence accordée au produit fini plutôt qu’aux conditions du travail, offre un questionnement et des propositions transdisciplinaires à la charnière entre l’anthropologie et les arts plastiques.

         Questionnement de formation et propositions de méthode qui ont fondé à Rennes 2, d’années en années, de 1984 jusqu’à maintenant, la programmation des contenus des cours-ateliers en arts plastiques autour des rapports de l’art et de la technique. C’est dire que cette publication relate une collaboration entre tous les enseignants qui se sont investis dans cet enseignement d’atelier de “La fabrication en questions“. C’est souligner que cet enseignement continue et qu’il intéresse en permanence, par sa démarche créative, ses propositions d’atelier, ses analyses et ses interrogations, tous les étudiants qui ont choisi ce cursus d’une formation en arts plastiques. L’anti-manuel fournit à cet égard un élément de transition entre les arts plastiques au lycée et dans l’enseignement supérieur.

Pour les arts plastiques, il fait valoir la part de la technique comme un ensemble de moyens mais aussi de fins  qui opèrent  à l’insu même des opérateurs. Il s’inspire en même temps de l’anthropologie clinique médiationniste issue de la collaboration de Jean Gagnepain, linguiste, et d’Olivier Sabouraud, neurologue.

         Destiné aux étudiants d’arts plastiques de licence, pour leur éviter de privilégier les effets au détriment d’une analyse des faits, il introduit une nouvelle perspective en arts plastiques, analytique, et donc en rupture avec une méthode globale dominante qui confine à la confusion des réalités. La clarté ne dessert pas l’art, elle permet de susciter des productions analytiques qui tentent de mettre à jour des identités et des unités à travers ce qui se fait quand on fait en orientant l’exploration systématiquement selon deux conduites, deux axes, deux faces et leur recoupement.

         Cette analyse technique organise les bases d’un autre enseignement des arts plastiques qui ne vise pas à mettre en signes ses fondamentaux mais tend plutôt à donner la main et toute sa place à la manipulation en arts plastiques. Il ne s’agit rien moins que de déployer les réalités d’un pouvoir-faire trop vite affirmé par une « autonomie de l’art » qui, focalisée sur l’a-moral et l’a-social, ne connaît ni le fonctionnement machinal, ni l’indifférence réciproque entre Art et art. C’est dire que les enseignants et les chercheurs ne peuvent ignorer cette tentative de promouvoir la complexité de la conduite quelle que soit l’activité considérée, jusqu’à remettre en questions les actions les plus banales.

         Eléments de recherche, et à ce titre, partie des programmes de recherche du laboratoire du département des arts plastiques de Rennes 2, « L’œuvre et l’image » ― l’ensemble du département soutient d’ailleurs financièrement ce projet ―, transdisciplinaire, le contenu de cette publication ne manquera pas d’intéresser également ceux qui, attentifs aux développements de l’anthropologie clinique médiationniste, attendent des contributions à la mise en exergue de ce parent pauvre de la raison humaine qu’est l’activité technique. Le propos s’inscrit dans le contexte de l’université de Rennes 2 de 1984 à 2011.

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