2008

LE REGARD EN LANGUE DES SIGNES
Anaphore en langue des signes de Belgique (LSFB) : morphologie, syntaxe, énonciation

(avec un DVD)

Laurence Meurant


2008 – 292 p.

Presses Universitaires de Rennes et Presses Universitaires de Namur

Préface de Bencie Woll et Jean Giot

 

Présentation de l’ouvrage

Une position sert de point de départ à cette étude : celle de considérer que les langues signées illustrent, selon le même principe que toutes les autres langues la capacité langagière. L’ouvrage déploie une explication du fonctionnement morphologique, syntaxique et énonciatif d’une langue signée qui souligne à quel point l’étude de la modalité visuo-gestuelle soutient et éclaire le linguiste dans sa tentative de compréhension du langage.

Une position sert de point de départ à cette étude : celle de considérer que les langues signées illustrent, selon le même principe que toutes les autres langues, la capacité langagière. L’ouvrage déploie une explication du fonctionnement morphologique, syntaxique et énonciatif d’une langue signée qui souligne à quel point l’étude de la modalité visuo-gestuelle soutient et éclaire le linguiste dans sa tentative de compréhension du langage.

Le parcours proposé par cette première étude de la langue des signes francophone de Belgique (LSFB) suit comme guide principal le regard du signeur, dont il est montré qu’il joue un râle cardinal dans l’ordonnancement de la langue.

La prise en compte de la relation qui s’établit entre les mains et le regard du signeur permet d’abord de décrire la systématique de la construction des références déictiques et anaphoriques en ISFB. Ensuite, elle ouvre vers une étude des spécificités morphologiques et syntaxiques de cette langue, qui est aussi l’exposé d’une méthode d’analyse affranchie de toutes les catégories et les notions étrangères à celles que fournit la logique grammaticale de la langue étudiée. Enfin, trois structures de la LSFB illustrent une modalité de relation syntaxique dénommée ‘anaphore syntaxique’ ; leur complexité syntaxique s’allie à la subtilité des effets polyphoniques qu’elles mettent en jeu et dans lesquels le comportement du regard, une fois encore, est un indice central.

Si la LSFB est visée au premier chef par ce travail explicatif, les outils théoriques mis en place pour son développement suscitent la mise en question de descriptions établies par l’étude d’autres langues signées : sont notamment revisitées les notions de ‘classificateur’ et de ‘transfert personnel’. En outre, comme le prévoit la perspective de linguistique générale et contrastive adoptée au départ de cette recherche, la prise en compte de la modalité visuo-gestuelle du langage constitue une dynamique heuristique offrant certains prolongements aux modèles linguistiques utilisés et conviant à porter un regard neuf sur une langue orale de tradition linguistique longue comme l’est le français.

Ce livre s’adresse bien sûr aux chercheurs, enseignants et étudiants intéressés par l’analyse linguistique des langues signées, mais aussi à tous ceux qui sont sensibles à ce que le langage nous révèle sur l’humain.

L’auteur

Laurence Meurant est docteur en Philosophie et Lettres. Chargée de recherches du Fonds de la Recherche Scientifique belge (FRS-FNRS), elle enseigne la Linguistique contrastive (français-langues des signes) aux Facultés universitaires Notre­Dame de la Paix à Namur et y mène ses travaux sur le regard, ainsi que sur la linéarité et la simultanéité en LSFB.




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