2010

POUR UNE SOCIOLOGIE DU TRAVAIL SOCIAL

Jean-Yves DARTIGUENAVE

 

Préface d’Armel Huet

 

PU Rennes

2010

Collection « Des sociétés »

 

Présentation de l’ouvrage

Le travail social a longtemps été occulté par la perspective critique qui ne reconnaissait à celui-ci aucune autonomie politique en dehors de celle que lui confèrent les rapports sociaux de classes. C’est ce qui nous conduit à proposer une approche susceptible d’asseoir l’identité et l’unité du travail sociral sur des processus dynamiques rendant compte à la fois de son assise anthropologique et de son constant réaménagement dans des formes historiques elles-mêmes mouvantes. Nous envisageons ainsi plusieurs conditions de possibilité à l’élaboration d’une sociologie du travail social.

La première concerne la reconnaissance de l’autonomie politique du travail social. Il s’agit ici de reconnaître que cette activité n’est pas réductible à la mise en oeuvre instrumentale de politiques publiques ou à l’application de dispositifs d’action sociale. La seconde a trait à la reconnaissance de l’autonomie des processus explicatifs qui gouvernent le travail social considéré ici comme un espace-temps relationnel ou encore une relation de service structurée par des fonctions et des rôles spécifiques. Deux dimensions alors apparaissent ; une dimension proprement sociologique où le travail social vise fondamentalement la resocialisation de ceux qui sont privés du plein exercice de leur capacité à être en ou à faire société ; une dimension proprement axiologique où, par une action, non plus sur le social, mais par le social, il s’agit d’offrir les conditions d’une régulation des comportements.
Aborder de la sorte le travail social suppose enfin de reconnaître l’importance d’une sociologie clinique susceptible de mettre en lumière les processus de désocialisation tout en prenant en considération les conséquences sociales de la détresse ou de la «souffrance psychique». Cette sociologie clinique ne saurait faire l’économie d’une sociologie de la clinique, c’est-à-dire d’une analyse des conditions sociales de sa production en interrogeant ses présupposés mais aussi ses effets au plan de la pratique d’intervention sociale.

L’auteur

Jean-Yves DARTIGUENAVE est  professeur en sociologie à l’université de Rennes 2. Il est chercheur au LARES-LAS de cette même université. Il a exercé pendant une dizaine d’années comme sociologue dans une Caisse d’Allocations Familiales et a publié plusieurs ouvrages sur le travail social.

 

 

LE LIEN SOCIAL ET LA PERSONNE

Pour une sociologie clinique

Jean-Michel LE BOT

 

PU de Rennes

2010

Collection « Le lien social »

 

Présentation de l’ouvrage

Comment se tisse le lien social ? La meilleure façon de répondre à cette question ne serait-elle pas d’aller voir du côté de ces pathologies de la relation à l’autre que sont non seulement les perversions et les psychoses, mais aussi certains troubles consécutifs à des lésions cérébrales ? C’est en tous cas l’hypothèse qui est au cœur de ce livre et qui renouvelle profondément le regard sociologique sur la question : si l’être humain, comme le reconnaissent très largement les sociologies contemporaines, est un acteur social, capable d’historicité, c’est d’abord parce qu’il est une personne et possède en tant que tel une capacité mentale spécifique à tisser ses liens sociaux dans le même temps où il trace les frontières de ses appartenances comme de ses compétences, capacité dont la clinique des perversions, des psychoses, mais aussi de certaines lésions cérébrales permet de mieux comprendre le fonctionnement.

S’inscrivant dans la perspective de l’anthropologie clinique initiée à Rennes par Jean Gagnepain sous le nom de théorie de la médiation, le présent ouvrage propose une synthèse des connaissances actuelles sur la personne ainsi entendue, qu’il confronte avec de nombreux travaux récents ou plus anciens en sociologie comme en anthropologie sociale et culturelle. Il s’appuie pour cela sur les recherches cliniques psychiatriques mais aussi neurologiques menées par toute une équipe, dont la plupart des membres ont été formés directement par Jean Gagnepain. C’est tout un domaine de recherche aussi prometteur qu’innovant que cet ouvrage fait ainsi découvrir, ouvrant un nouveau champ pour la sociologie, tout en contribuant au dialogue interdisciplinaire non seulement entre la sociologie et psychanalyse, mais aussi entre la sociologie et certains domaines des neurosciences et de la neuropsychologie clinique.

L’auteur

Jean-Michel LE BOT est sociologue, Maître de Conférences à l’université de Rennes 2 Haute-Bretagne et chercheur au LAS-LARES).

 




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